Pierre-Emmanuel Branger.
Transition operator. Ex-Spendesk, ex-Modjo. CEO Cercle MDB. Host du podcast Systèmes. Pari long terme : acquérir et transformer des PME françaises avec l'IA et le levier des systèmes opérationnels.
Dix ans à scaler des équipes sales en hypercroissance (Spendesk, Modjo). Aujourd'hui CEO et triple-casquette opérationnelle au Cercle MDB. Host du podcast Systèmes. Mon job : structurer, systématiser, scaler.
Le parcours
Dix ans à scaler des équipes sales en hypercroissance
J'ai commencé en sales chez Spendesk, à l'époque où c'était une scale-up parisienne qui levait sa série B. J'y suis resté assez longtemps pour voir ce qui marche quand une boîte passe de 30 à 300 personnes : les process qui tiennent, ceux qui craquent, les hires qui débloquent une croissance, et ceux qui la cassent. Tout n'est pas frameworkable, mais beaucoup l'est.
Ensuite Modjo, en tant qu'Head of Sales puis Head of Revenue. Une autre échelle, une autre vertical (revenue intelligence pour équipes commerciales), mais le même angle : quel système opérationnel produit le résultat. J'ai installé des fonctions sales de zéro, recruté plus de trente personnes, structuré les playbooks.
Mon job a un nom : structurer, systématiser, scaler. Dans cet ordre.
Le point commun entre les deux postes : j'arrive quand le système actuel ne tient plus l'échelle, je redessine, je staffe, je scale. Une fois la machine en mode opérationnel, je passe la main et je vais ailleurs. C'est ce que j'appelle être un transition operator.
Pourquoi Systèmes
Le podcast est sorti d'une frustration
J'écoutais beaucoup de contenu business francophone, et je tombais toujours sur le même biais : le récit héroïque. Le founder qui réussit raconte son histoire en mode héros, en effaçant les choix difficiles, les pivots foireux, les recrutements ratés. Le résultat : zéro système répétable à en tirer.
J'ai lancé Systèmes en 2023 avec l'angle inverse : quel est le système opérationnel répétable derrière la performance ? Pas l'histoire personnelle, pas l'inspiration, pas la moralité. Le système. Routines, décisions, structures, déclencheurs, métriques. Ce qu'un autre opérateur peut prendre et installer chez lui.
Trois ans plus tard : 117 épisodes publiés, 5 000 écoutes mensuelles, des opérateurs qui me disent avoir installé tel ou tel système après un épisode. C'est l'output qui m'intéresse.
La ligne éditoriale se répartit à peu près comme ceci :
- 65% Business : sales, opérations, hiring, scaling. Décortique d'opérateurs qui ont structuré leur boîte sans bullshit framework.
- 22% Santé et énergie : sommeil, force, longévité. Les protocoles tenables sur 10 ans, avec un biais opérateur.
- 13% Mental models : décisions sous incertitude, rhétorique, négociation. Les outils intellectuels qui font la différence.
Ligne éditoriale
Trois règles non négociables
Je n'invente rien : je décortique. Mon job, c'est de lire les livres, écouter les podcasts officiels, regarder les interviews, lire les blogs, fouiller les LinkedIn, croiser les sources. Puis de reformuler le système en français, sans récit héroïque, avec un angle opérateur.
- Pas de storytelling. Si la personne décortiquée a fait des choix discutables, je le dis. Si la source primaire contredit la légende, j'utilise la source primaire.
- Pas d'auto-promo gratuite. Pas de "achetez ma formation à la fin", pas de placement de produit, pas de sponso. Les seuls liens sortants : les sources et les autres formats Systèmes.
- Pas de framework jetable. Si un concept n'a pas de définition opérationnelle claire, on ne l'utilise pas. Si une "stratégie" ne se traduit pas en routines mesurables, on creuse jusqu'à ce qu'elle le fasse, ou on la jette.
Le test : un opérateur peut-il prendre cet épisode et installer le système dans sa boîte cette semaine ?
Ce contrat éditorial est ce qui me différencie. Il me coûte du reach (les épisodes "histoire de founder" font toujours plus de vues que les épisodes "décortique opérationnel"), mais il fidélise les opérateurs sérieux.
L'histoire racontée cache le système. Je décortique pour révéler ce qui est répétable, et jeter ce qui ne l'est pas.
Dix ans. Trois postures
Spendesk
Arrivée pré-série B. Construction de la machine outbound, de zéro. Vu la boîte passer de 30 à 300 personnes. Apprentissage en temps réel de ce qui scale en SaaS B2B européen.
Modjo
Revenue intelligence pour équipes commerciales B2B. Installation de la fonction sales de zéro à 30 personnes. Structuration des playbooks, des process de qualif, du forecast.
Cercle MDB
Communauté premium pour marchands de biens français. CEO + COO + Marketing + CSM le temps de structurer chaque fonction. 150 membres, 80% renouvellent chaque année.
Systèmes
Bi-hebdomadaire, éditions éditoriales (Vol. I, Mai 2026), newsletter. 117 épisodes, 5 000 écoutes mensuelles. Le format public de ma double vie d'opérateur le matin et de lecteur le soir.
Quelques faits
Métriques opérateur, profil cognitif, géographie. Tout ce qui est mesurable et utile à savoir avant de m'écrire.
Une obsession, trois terrains.
Operator, builder, acquéreur
Trois postures successives sur quinze ans. Chaque étape m'a appris ce qui me manquait pour passer à la suivante. Cercle MDB est l'étape "builder" : ma boîte, mon équipe, mon P&L. La suite, c'est l'acquisition.
Mon pari long terme avec mes associés : acquérir et transformer des PME françaises traditionnelles avec l'IA et le levier des systèmes opérationnels. Le terrain de jeu, c'est l'économie réelle française. La cible : des PME profitables, sous-numérisées, où un opérateur sérieux peut multiplier les marges sans casser le métier.
Operator
Sales puis Revenue, dans des boîtes de quelqu'un d'autre. Spendesk puis Modjo. Apprentissage du métier de scaler une fonction.
Builder
Cercle MDB. Communauté premium B2B. Le terrain où j'applique tout ce que j'ai appris, avec ma propre équipe, mon propre P&L. En parallèle, Systèmes en format public.
Acquéreur
Acquérir et transformer des PME françaises traditionnelles. M&A opéré avec mes associés Seb et Ben. Levier IA et systèmes opérationnels.